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Cure de sève de bouleau

Par Le 13/03/2020

Entre mars et avril, la sève (ou jus) de bouleau s'installe dans tous les rayons santé bios. Quels bienfaits ? Comment faire une cure ? Quelles posologies, conservations et contre-indications ? Explications avec Victoria Renaud-Foughali, conseillère spécialisée en phytothérapie et dirigeante de l'herboristerie Millymenthe.

 

Cure de sève de bouleau : bienfaits et mode d'emploi © Africa Studio / stock.adobe.com

Pourquoi la sève de bouleau est tendance au printemps ?

"Entre l'hiver et le printemps, c'est le moment où la sève monte pour le bouleau et tous les gros arbres en général. La sève de bouleau est récoltée, en fonction des années, entre le 15 mars et le 15 avril ce qui explique qu'on la voit partout dans les magasins à cette période, répond Victoria Renaud-Foughali, conseillère spécialisée en phytothérapie et dirigeante de l'herboristerie Millymenthe. La sève est directement récoltée dans les bouleaux. Les producteurs et artisans percent l'écorce de l'arbre, mettent un tuyau et récolte la sève, ce qui en fait un produit brut.

Quels sont les bienfaits santé de la sève de bouleau ?

Détox. "Le premier axe de la sève de bouleau c'est la détox, indique la spécialiste. Elle va drainer les émonctoires que sont les reins, les poumons, le foie, le sang et la peau. Et comme on est au changement de saison, cela nettoie aussi les toxines de l'hiver."  De plus "la sève de bouleau est une des seules cures détox qui ne fatigue pas car elle est riche en minéraux et oligo-éléments. Du coup elle stimule en même temps qu'elle détoxifie".

"Pendant une cure détox, on suit une alimentation riche en vitamines, on évite le trop gras, trop sucré"

Reminéralisante. La sève de bouleau est riche en minéraux, oligo-éléments et en vitamines notamment les vitamines B. "Elle reminéralise les articulations, renforce et réhydrate les muscles pour les sportifs, les personnes en convalescence et âgées."

Goutte. "Pour les personnes qui ont du cholestérol ou des crises des gouttes, elle a un côté anti-inflammatoire et draine le foie et l'acide urique de l'organisme."

Perte de poids. "La sève de bouleau sert de "starter" à la perte de poids en nettoyant le foie des toxines. En herboristerie on conseille ce nettoyage du foie pour mettre tout à zéro." La sève de bouleau est très peu calorique puisqu'elle est constituée de 99 % d'eau. En drainant l'organisme, elle joue aussi positivement sur la rétention d'eau et la cellulite. 

Peau, cheveux. "On peut aussi l'utiliser en cure externe par exemple en lotion capillaire pour les problèmes de cuir chevelu comme en cas de pellicules récalcitrantes, en cicatrisant sur des peaux atopiques, sensibles, et en cas d'acné."

Faire une cure : posologie, conservation

récolte sève de bouleau
© balakleypb/stock.adobe.com

La sève de bouleau, aussi appelée "eau de bouleau" est commercialisée en France sous deux manières : la sève fraîche ou la sève stabilisée. On peut faire une cure de l'une ou de l'autre.

Sève fraîche. "La sève fraîche est récoltée par des artisans, conservée au réfrigérateur et consommée sous 3 à 4 semaines maximum", informe Victoria Renaud-Foughali. Son temps de commercialisation est ainsi très court. "Au début le goût de la sève est neutre et plus le temps passe, plus il y a une bio fermentation, plus le goût devient particulier donc on conseille de mettre du citron" précise notre interlocutrice. A noter cependant que plus la sève fermente, plus elle déploie ses principes actifs. Donc si le goût n'est pas bon, ses bienfaits sont au maximum !

Dose : faire une cure de 3 trois semaines (minimum 10 jours) en prenant entre 150 ml et 250 ml à jeun de sève de bouleau avant le petit-déjeuner.

Sève de bouleau stabilisée , "Cette sève est stabilisée avec du jus de citron, des bourgeons de plantes et un peu d'alcool végétal pour stabiliser la fermentation de la sève" explique la spécialiste. L'avantage c'est qu'elle se conserve plus longtemps et peut être consommée toute l'année sans besoin d'être mise au frais. "Elle a les mêmes vertus que la sève fraîche avec un peu moins d'action et de principes actifs puisque la fermentation n'est plus la même" souligne Victoria Renaud-Foughali.

Dose : faire une cure de 3 trois semaines (minimum 10 jours) en versant 3 bouchons dans un litre d'eau que l'on boit tout au long de la journée.

Des contre-indications

  • "Il faut faire faire attention aux personnes allergiques aux dérivés salicylés, prévient Victoria Renaud-Foughali. Le bouleau est un arbre assez allergisant. Son principe actif peut entraîner des allergies respiratoires et cutanées." Généralement, les personnes allergiques au bouleau le savent et doivent donc éviter de boire sa sève.
  • "Si on prend de gros traitements spécifiques ou que l'on souffre d'importantes pathologies rénales, on évite la sève de bouleau car c'est un fort draineur qui nettoie et qui peut potentiellement enlever les principes actifs des médicaments et faire trop travailler les reins." C'est le cas par exemple pour les personnes sous chimiothérapie. "Elles peuvent prendre de la sève de bouleau après pour nettoyer et drainer les émonctoires, mais pendant on évite ou on demande un avis médical avant."
  • Les femmes enceintes et allaitantes ne doivent pas faire de drainages donc ne pas prendre de sève de bouleau. Plus encore s'il s'agit de la pasteurisée qui contient un peu d'alcool. Enfin, les cures de sève de bouleau sont déconseillées chez l'enfant.

La date de péremption ?

Par Le 08/03/2020

Quels aliments peut-on consommer sans problème après la date de péremption ?

La date de péremption est une mention obligatoire… qui peut mener au gaspillage alimentaire. On fait le point pour savoir ce qu’on peut manger après la date limite. Vous allez être étonnés !

Tous les produits alimentaires vendus en grande surface doivent avoir une date de péremption, c’est la loi. Si elle a été établie pour garantir la sécurité du consommateur, elle peut aussi l’induire en erreur… Voire à forcer au gaspillage alimentaire ainsi qu’à la consommation. Grâce à des applications ou seul(e) à la maison, on peut consommer facilement de nombreux produits dit "périmés". Avec du pain, du riz ou du blanc d'oeuf, il est d'ailleurs très facile de se concocter de petits plats maison ou des recettes de cuisiniers réputés à base de restes. Avec nos trucs et astuces, vous n'aurez (presque) plus besoin de jeter. Démonstration.

Les aliments qui ne se périment jamais

Tout d’abord, sachez que certains aliments ne périment jamais. C’est le cas du sucre, du sel et du vinaigre. Utilisés depuis la nuit des temps pour conserver les aliments, ce sont des conservateurs. Pourtant, vous trouverez une date de péremption sur l’emballage… Oubliez-la ! Le miel, le vrai, produit miraculeusement par les abeilles, est aussi un aliment qui se conserve éternellement. Pour preuve, on a retrouvé du miel dans des tombes égyptiennes toujours consommable.

Les aliments qui ne se périment PRESQUE jamais

Le riz, les pâtes, la fécule de maïs, la farine, les légumes secs, les céréales mais aussi les boîtes de conserves peuvent se consommer très longtemps après l’expiration de la date de péremption. Ces produits peuvent se dégrader seulement en cas d’infestation de mites alimentaires. Pour les conserves, si elles se mettent à gonfler (ce qui est extrêmement rare), c’est qu’elles ne sont plus bonnes. Cela concerne essentiellement les produits acides comme la tomate ou l’ananas.

Lait, viande surgelée, soupe en brique : ces aliments qu’on peut consommer après la date de péremption

Les condiments comme la moutarde, le ketchup, les cornichons ainsi que tous les épices, bouillons cube, préparations en poudre et les produits en brique comme la soupe se consomment longtemps après la date limite. Ils perdent simplement en goût, mais ne seront pas dangereux si vous les consommez. Dans les cas des produits liquides comme la soupe, si vous tombez sur une couche de moisi, vous la jetterez

S’ils ne sont pas ouverts, les produits laitiers (lait, yaourts, crèmes fraîches et fromages) peuvent se consommer une à deux semaines après la date, les bactéries lactiques qui s’y développent luttant naturellement contre les mauvaises. Voici deux critères pour savoir s’ils sont toujours bons : observez l’emballage. S’il a gonflé, c’est que des bactéries s’y sont développées, et ce n’est pas bon signe. Ouvrez le produit et sentez-le. S’il sent le « fromage de chèvre », une odeur âcre et acide, c’est qu’il a tourné. Direction poubelle, et sans regrets.

Si vous avez respecté scrupuleusement la chaîne du froid, et que votre congélateur fonctionne normalement (pas de glace sur les parois), les produits surgelés peuvent se conserver longtemps après la date indiquée. Entre 6 et 9 mois pour le poisson cru, jusqu’à un an pour la volaille crue, comme les fruits et légumes. Attention toutefois, les petits plats maison surgelés se conservent moins bien que les produits bruts emballés par les industriels.

Oeufs, viandes et poissons crus : les aliments qu’on ne peut PAS consommer après la date de péremption

Les viandes et poissons crus sous vide et la charcuterie sont les terrains de jeux préférées des bactéries. Surveillez donc soigneusement la date limite, et évitez de les consommer après. Là encore, si l’emballage gonfle, c’est que les bactéries comme la Salmonelle, la Listeria ou encore l’Escherichia Coli y prolifèrent. Là encore, au moment d’ouvrir le produit, l’odeur et l’aspect gélatineux vous rebuteront d’y goûter. Même chose avec les oeufs. Pour vérifier s'ils sont périmés, pensez à les mettre dans de l'eau. S'ils remontent alors à la surface, c'est direction la poubelle !

Bon à savoir : Apprenez à distinguer la DLC, date limite de consommation de la DLUO, date limite d’utilisation optimale. La premier concerne des produits frais, fragiles, et qui ne pourront pas se conserver longtemps après la date. La DLUO, quant à elle, concerne généralement des produits moins périssables.

Loi contre le gaspillage alimentaire

Par Le 04/03/2020

Extension de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire au secteur de la restauration collective privée et aux industries agroalimentaires

 

Cheick Saidou / agriculture.gouv.fr

06/01/2020

COMMUNIQUÉ

Ce matin, en Conseil des ministres, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume a présenté le projet de loi ratifiant l’ordonnance prise en application de la loi du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite loi EGAlim, et relative à l’extension des dispositions de la loi du 11 février 2016, dite Loi Garot, aux secteurs de la restauration collective et l'agroalimentaire.

Cette ordonnance, en vigueur depuis le 1er janvier 2020, étend ainsi à l’ensemble des opérateurs de la restauration collective privée, l’obligation de lutte contre le gaspillage alimentaire, déjà imposée à l’État, aux établissements publics et aux collectivités territoriales pour leurs services de restauration collective. Cette démarche de lutte contre le gaspillage alimentaire devra intervenir après la réalisation d’un diagnostic préalable, incluant l’approvisionnement durable en denrées alimentaires.

Par ailleurs, l'ordonnance étend à l’ensemble des opérateurs de la restauration collective et de l’industrie agroalimentaire l’interdiction, qui s’applique déjà aux distributeurs du secteur alimentaire, de rendre les invendus alimentaires encore consommables impropres à la consommation. À cet égard, une amende de 3 750 euros est prévue pour le non-respect de cette interdiction qui peut être assortie de la peine complémentaire d’affichage ou de diffusion par voie de presse.

Enfin, l'ordonnance étend également aux opérateurs de la restauration collective préparant plus de 3 000 repas par jour et ceux de l’industrie agroalimentaire réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros, l’obligation de proposer une convention aux associations habilitées d’aide alimentaire pour le don de denrées consommables et non vendues.

Ces nouvelles dispositions permettront de responsabiliser l’ensemble des opérateurs de la restauration collective et des industries agroalimentaires concernés à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Elles favoriseront les dons en faveur des associations d’aide alimentaire habilitées, et permettront une meilleure information du public sur les actions menées par ces secteurs pour prévenir et lutter contre le gaspillage alimentaire.